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Le lundi 11 mars 2013, la CNLFM est parvenue à démanteler un réseau des trafiquants libanais opérant frauduleusement dans l’exportation des matières précieuses et semi-précieuses, principalement le diamant.

Messieurs Hussein Nasser, Haidar Akil et Ali Zerin, tous sujets libanais, s’apprêtaient à quitter Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo à destination de Beyrouth, capitale du Liban.

Les trois sujets croyaient se tirer d’affaire après avoir déjoué la vigilance de tous les services des contrôles à l’aéroport International de N’djili. Hélas, les services spécialisés de la commission CNLFM surveillaient à la loupe tous leurs mouvements.

Après avoir rempli les formalités d’embarquement, ils sont tombés dans les filets de fins limiers de la CNLFM.

Sur instructions du coordonnateur National de la CNLFM, M. Pascal NYEMBO, Directeur General Adjoint du CEEC, les trois sujets étaient mis aux arrêts et furent conduits d’abord au siège du CEEC, avant d’être déférés devant les instances judiciaires.

Sur place au CEEC, une fouille des bagages des suspects a été effectuée. Mais rien d’irrégulier n’a pu être décelé.

Etant donné que les services du CNLFM avaient noté des mouvements suspects et détenaient des informations sures de leurs activités obscures, il a été décidé de procéder aux fouilles corporelles. Cette deuxième opération s’est avérée fructueuse car d’importants colis de diamant, dissimilés dans les parties intimes des suspects, ont pu être découverts. Plusieurs questions nous viennent alors à l’esprit. En sont-ils à leur premier forfait avec une telle imagination ? Sont-ils en intelligence avec certains agents de la Régie des Voies Aériennes « RVA » ? Si non, comment les colis sont-ils passés inaperçus devant les scanners de la société susvisée ? L’avenir nous en dira plus. Mais au regard des stratégies montées par ces trois sujets libanais, nous sommes persuadés qu’il s’agit ici des spécialistes en la matière.

Les colis saisis présentent un poids total de 5.835 carats dont la valeur reste à évaluer par le CEEC.

Ayant violé systématiquement les lois de la RD Congo, notamment les prescrits de la loi portant Code Minier, les trois libanais ont été trainés devant la justice. Après un interrogatoire, les concernés  sont passés aux aveux. Ce qui a conduit la justice à condamner les deux premiers sujets à des peines de trois ans de prison ferme assortis d’une amande transactionnelle de 30.000 USD chacun. Quant au troisième, qui détenait sur lui la jolie somme de 229.000USD, il a écopé de quatre ans de prison ferme en plus des amandes précitées.

L’opinion nationale salue ce coup de filet de la CNLFM. Néanmoins, une tranche de la population congolaise juge insignifiante la sanction infligée à cette bande de fraudeurs qui n’en seraient pas à leur premier exploit.

Ainsi, la CNLFM en appelle au patriotisme de la population congolaise et demande aux agents des services publics opérant dans les postes frontaliers de demeurer vigilants car la fraude minière constitue un frein à la mobilisation accrue des recettes publiques.

Nadine MOFILA

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